Votre bookmaker peut-il faire faillite?

et que faire face à une telle éventualité.


Warning: preg_replace_callback(): Requires argument 2, 'wpmathfilter('\4', '\2') ;', to be a valid callback in /homepages/37/d436388175/htdocs/www2/wp-content/plugins/wpmathpub/wpmathpub.php on line 118

Seuls les diamants sont éternels. Tout comme Enron, Lehman Brothers , la Grèce, la ville de Detroit, les bookmakers peuvent aussi faire faillite et ils le font.

Si vous désirez contracter un crédit, votre banquier vous demandera de lui fournir des pièces justifiant votre situation financière (feuilles de paie, déclaration d’I.S. etc.) et la plupart du temps vous vous acquitterez de cette requête, qui touche pourtant à votre vie privée, sans sourciller. Vous jugerez même cette demande légitime mais pas réciproque; Quand vous avez ouvert un compte chez ce même banquier, vous est-il venu à l’esprit l’idée de lui demander son bilan sur les trois derniers exercices fiscaux? Surement pas, vous auriez provoqué un haut-le-cœur chez cette respectable personne.

Puisque les bookmakers appliquent avec rigueur la règle du KYC (Know Your Client, Connais Ton Client, est une obligation faite aux banques et à d’autres entreprises financières de vérifier l’identité de leurs clients pour, entre autre, lutter contre le blanchiment d’argent), les clients devraient aussi appliquer une règle de bon sens; KYS, Know Your Supplier. Vous devez connaitre votre bookmaker c’est-à-dire ses actionnaires, ses dirigeants, l’autorité nationale de régulation sous lequel il agit (s’il en a une) etc…

A quoi cela sert-il d’avoir constitué une belle bankroll, fruit de nombreux paris avisés gagnants, si c’est pour la voir disparaitre dans des dépenses somptuaires engagées par un book indélicat?

Vérifier que le bookmaker est enregistré et autorisé à opérer par un Etat

En visitant le site d’un bookmaker vous trouverez indiqué, généralement en bas de page, le logo de l’autorité publique qui régule son activité. Si ce n’est pas le cas…fuyez sinon aller sur le site de ce régulateur pour vérifier que ce book est bien enregistré et autorisé à opérer. La majorité des books sont enregistrés auprès de quatre agences d’Etat. A Malte, à Gibraltar, en Irlande et au Royaume-Uni. Si vous êtes résident d’un pays qui interdit les paris sportifs chez des opérateurs étranger comme c’est le cas pour la France, il faut vous aller vérifier auprès de l’autorité de régulation de votre pays de résidence. Méfiez vous tout de même des autorisations accordées par des pays très exotiques.

Les autorités de régulation ont une obligation de moyen mais pas de résultat. En claire, elles doivent vérifier l’état financier des sociétés qu’elles régulent mais si une de ces sociétés fait faillite, leur responsabilité se saurait être engagée ni celle de leur Etat. La situation est donc très différente du secteur bancaire où les comptes bancaires bénéficient de certaines garanties, 100.000 euros en Europe par exemple.

Ne laisser pas votre argent dormir

Si votre bankroll se monte à 20.000   mais que votre encourt de pari ne dépasse jamais les 5.000 , rapatrier au moins 10.000 chez votre banque. Vous paierez des frais de transfert mais vous dormirez mieux. Vous ferez même d’une pierre deux coups car ce sera l’occasion de tester votre book et sa bonne volonté de rembourser ses clients. Une entreprise qui se débat dans des difficultés financières trouve toujours une bonne excuse pour ne pas payer ses créanciers.

Et si le malheur arrive

Pas de panique si votre bookmaker fait faillite. Certaine histoire de défaut se termine bien, il arrive qu’un chevalier blanc vienne à votre rescousse et reprend votre société de paris. Evidemment il faut que la situation financière du book ne soit pas catastrophique. Un bookmaker avec une situation négative de 5 millions d’euros mais avec 100.000 clients trouvera toujours un repreneur. En effet cela correspond à un coût d’acquisition de chaque client de seulement 50 €, une paille.
L’autre motivation de votre sauveur peut être le soucis de maintenir une bonne réputation à ce secteur d’activité. Quand Betfair a racheté
Sporting Options en 2004, le signal envoyé au marché était simple ; « L’exchange betting est une activité sans risque ».
Il y a tout de même certaines limites à cette « générosité », les renflouement de bookmakers faillis donnent lieu à des marchandage comme, par exemple, une garantie pour chaque client limitée à 100% sur les premiers 2.000   puis 50% sur les 3.000 suivant et rien au-dessus. D’où l’intérêt  de ne pas avoir un encours trop important comme il est dit plus haut.

Si vous avez perdu gros il vous reste toujours la possibilité d’avoir recours à des voies judiciaires, mais cela reste très aléatoire et très dispendieux et la seule personne qui est certaine de gagner à tous les coups est votre avocat.

Faites circuler...Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInDigg thisPin on Pinterest